Flavonoïdes – des substances actives végétales pour protéger les reins

Publié le 6. avril 2022 | Cao YL et al.
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Les flavonoïdes sont des substances végétales naturelles que l’on trouve dans les fruits, les légumes, le thé, le cacao et de nombreuses herbes. Ils font partie des antioxydants et des anti-inflammatoires naturels les plus puissants. Cette revue montre que les flavonoïdes peuvent ralentir la progression de l’insuffisance rénale chronique (IRC) et soutenir la fonction rénale.

Dans la maladie rénale chronique , le stress oxydatif, l’inflammation et les lésions des vaisseaux sanguins jouent un rôle important . un rôle central. Les flavonoïdes agissent contre ces processus à plusieurs niveaux : ils capturent les radicaux libres, inhibent les médiateurs inflammatoires, améliorent la circulation sanguine dans les reins et protègent les cellules rénales des toxines et des déchets métaboliques.

Certains groupes de flavonoïdes comme la quercétine, l’épigallocatéchine gallate (EGCG) du thé vert, la naringénine des agrumes et les anthocyanes des baies sont particulièrement prometteurs. Dans des études animales et humaines, ces substances ont amélioré la fonction rénale, réduit les pertes de protéines dans l’urine et diminué l’inflammation dans les reins.

Conclusion : Une alimentation riche en flavonoïdes – c’est-à-dire beaucoup de fruits, de légumes, de baies et de thé – ou des suppléments ciblés peuvent aider à protéger les reins et à ralentir le développement d’une maladie rénale chronique.

Contexte

Les maladies rénales chroniques (MRC) constituent un problème de santé mondial croissant. Elles entraînent une détérioration progressive de la fonction rénale et sont étroitement liées à l’inflammation, au stress oxydatif et aux troubles métaboliques. Les traitements pharmacologiques actuels n’ont qu’un effet limité sur la progression de la maladie. C’est pourquoi la recherche s’intéresse de plus en plus aux substances bioactives végétales telles que les flavonoïdes.

Flavonoïdes – Structure et propriétés

Les flavonoïdes constituent un grand groupe de substances végétales secondaires avec plus de 8000 représentants connus. Parmi les plus importants, on trouve

  • Flavonols (par ex. quercétine, kaempférol),

  • Flavanones (par exemple, naringénine, hespéridine),

  • Flavones (par exemple, apigénine, lutéoline),

  • Flavanols (par exemple, les catéchines du thé vert),

  • anthocyanes (provenant par exemple de baies) et

  • Isoflavones (par exemple, génistéine de soja).

Ces composés possèdent de puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires et peuvent réguler des voies de signalisation essentielles à la protection cellulaire, au métabolisme et à la régénération.

Mécanismes de protection rénale

  1. Réduction du stress oxydatif

    Les flavonoïdes augmentent l’activité des enzymes protectrices de l’organisme (SOD, catalase, glutathion peroxydase) et réduisent les espèces réactives de l’oxygène qui endommagent les cellules rénales.

  2. Anti-inflammatoire

    Ils inhibent les voies de signalisation pro-inflammatoires telles que NF-κB et MAPK et réduisent les cytokines (TNF-α, IL-1β, IL-6) qui sont impliquées dans l’inflammation chronique dans les reins.

  3. Inhibition de la fibrose

    Les lésions rénales chroniques entraînent souvent la formation de cicatrices (fibrose). Les flavonoïdes bloquent les facteurs profibrotiques tels que le TGF-β1 et empêchent ainsi la cicatrisation progressive du tissu rénal.

  4. Amélioration de la fonction endothéliale et de la circulation sanguine

    En activant la NO-synthase, les flavonoïdes favorisent la vasodilatation et améliorent la microcirculation dans les reins, ce qui stabilise l’apport en oxygène et en nutriments.

  5. Modulation des voies métaboliques

    Ils influencent les voies de signalisation telles que l’AMPK, le Nrf2, et le PPAR-γ, qui jouent un rôle central dans l’équilibre énergétique, la sensibilité à l’insuline et la régulation de l’inflammation.

Preuves précliniques et cliniques

  • La quercétine a montré une nette amélioration de la fonction rénale et une réduction des taux d’urée, de créatinine et d’inflammation dans des modèles animaux.

  • L’EGCG du thé vert a réduit les dommages oxydatifs et amélioré la filtration glomérulaire.

  • La naringénine a protégé contre les substances néphrotoxiques et a inhibé la fibrose.

  • Dans les études, les anthocyanes ont réduit les marqueurs d’inflammation et amélioré la capacité antioxydante chez les patients atteints du syndrome métabolique.

 

Les études cliniques chez l’homme sont encore limitées, mais elles montrent des tendances positives pour les paramètres de la glycémie, des lipides et de l’inflammation, qui stabilisent indirectement la fonction rénale.

Sécurité et compatibilité

Les flavonoïdes sont bien tolérés dans les quantités habituelles. Les effets secondaires sont rares et apparaissent généralement à des doses extrêmement élevées. La consommation naturelle par le biais d’une alimentation riche en végétaux est sûre et bénéfique pour la santé.

Conclusion

Les flavonoïdes constituent un complément naturel prometteur aux pour le traitement des maladies rénales chroniques. Leurs effets sont dus à la combinaison de potentiel antioxydant, anti-inflammatoire, vasoprotecteur et régulateur du métabolisme.

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